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Elle a mille fois raison, Zohra Bitan et parmi les victimes de l’istislam politique du califat figureront en bonne place les tenantes et tenants...

Elle a mille fois raison, Zohra Bitan et parmi les victimes de l’istislam politique du califat figureront en bonne place les tenantes et tenants d’un Islam des Lumières, d’un Islam Républicain.
Les années de plomb en Algérie ne sont pas si lointaines.
Via Ginette Desmarets et Zohra Bitan

Koun tè dii kountigui kô, l’aide alimentaire contrarie le développement de notre agriculture

Koun tè dii kountigui kô
l’aide alimentaire contrarie le développement de notre agriculture.
Nous sommes contre le principe de l’aide alimentaire. Nous l’acceptons, nous la subissons malgré nous. Pour le moment et pour éviter que, de façon sim­pliste, nos ennemis amènent notre peuple a la revendiquer contre nous en lui disant qu’un orgueil mal place nous amène à refuser cette aide
Mais cette aide contribue a créer, chez nous une mentalité d’assistés, a créer des circuits de spéculation chez nos producteurs, a court-circuiter nos structures de commercialisation des céréales les magasins étant engorges d’aides.
Nous sommes contre l’aide alimentaire, mais jamais nous n’avons dit et jamais nous ne serons contre l’aide en équipements agricoles que nous appelons de tous nos vœux. Aujourd’hui, nous sommes prêts à refuser cent mille tonnes de céréales pour accepter une charrue.

Mama Africa est malade de ses profiteurs Politocards qui nous maintiennent dans la dépendance et dans la souffrance !, L'Afrique N'a jamais été...

Mama Africa est malade de ses profiteurs Politocards qui nous maintiennent dans la dépendance et dans la souffrance !
L'Afrique N'a jamais été indépendante !
Voilà pourquoi il faut refaire l'histoire.
j'aimerais que tous les Frères Africains comprennent comment le Franc CFA a été protéger par nos leaders indépendantistes.
Dans la vidéo y'a un juda (japet de bana camerounais) qui etait à la merci de la france qui avait passé tout son temps à dénigrer les Nkrumah et les sekou touré en répétant sur sekou ce que houphouet disait de sekou voilà les mots,
« Mais qui est donc ce Sékou, alias Touré, qui désire tant qu'on parle de lui ? Un homme orgueilleux, menteur, jaloux, envieux, cruel, hypocrite, ingrat, intellectuellement malhonnête… Tu es le prototype de l'immoralité la plus intolérable… [NDLR : censure pour vulgarité.]
Tu n'es qu'un bâtard parmi les bâtards qui peuplent le monde. Voilà ce que tu es, Sékou, un bâtard des bâtards. Tu as honte de porter le nom de ton père. Certes, ta grand-mère maternelle est une fille de Samory Touré. Mais le père de ta mère n'était pas un Touré, mais un Fadiga… Par orgueil, tu te fais passer pour un Touré. Tu ne veux pas reconnaître ton vrai père. Tu es donc un bâtard.
A la prochaine, petit bâtard de Sékou, alias Touré. »
Tumultueuses, les relations entre les chefs historiques de l'Afrique de l'Ouest ! Compagnons de route, le doyen ivoirien et son lieutenant guinéen s'opposent au même rival sénégalais. Puis le Guinéen tourne le dos à ses deux aînés. La guerre des ondes frise la vulgarité.
Conakry souffle le froid et le chaud à l'égard d'Abidjan et de Dakar.
« Le petit diable d'Houphouët a retourné la, foule ! ». Le gouverneur Louveau (du Soudan occidental, futur Mali) n'en croyait ni ses yeux ni ses oreilles. Félix Houphouët-Boigny venait effectivement de gagner à sa cause la foule de Bamako pourtant acquise à son rival du jour, le Soudanais Fily Dabo Sissoko, pourfendeur de « la détestable politique d'Houphouët ». L'Ivoirien était déjà suspect de vouloir apparenter aux communistes français un parti africain qui n'était pas encore né : le Rassemblement démocratique africain (RDA). C'était le 17 octobre 1946.
Le lendemain, le « petit diable d'Houphouët » réitérait son coup. Convoquée à l'initiative de l'ensemble des députés africains — mais boudée par plusieurs d'entre eux — la réunion de l'intergroupe parlementaire approuvait le manifeste qui devait créer le RDA. Derrière Félix Houphouët-Boigny, ce jour-là, peu de militants chevronnés. On ne remarquait pas encore, à ses côtés, la présence d'un « grand diable » : Sékou Touré, jeune syndicaliste guinéen de vingt-quatre ans dont la première sortie avait été sa participation au congrès de la CGT (Confédération générale du travail) à Paris, en avril 1946.
Sékou Touré n'était encore rien politiquement. Sa présence aux côtés d'Houphouët, lors du congrès de Bamako, allait lui donner un nom. L'obscur syndicaliste apposera sa signature, au bas du manifeste appelant au regroupement des Africains, à côté de celles, déjà prestigieuses de parlementaires comme Lamine Guèye (député du Sénégal-Mauritanie), Félix Houphouët-Boigny (Côte-d'Ivoire), Yacine Diallo (Guinée), Félix Tchicaya (Gabon-Moyen-Congo), Fily Dabo Sissoko (Soudan-Niger), Léopold Sédar Senghor (Sénégal) et Emile Ederlin Zinsou (futur député du Dahomey qui deviendra Bénin).
Sekou Toure, Houphouet, Doudou Gueye (1957) - Lamine Gueye, Sekou Toure et Senghor (1963)
Congrès du RDA de 1957 à Bamako (ci-dessus : Sékou Touré,
Houphouët-Boigny, Doudou Guèye) ; signature à Dakar en 1963
d'un communiqué commun (avec Senghor). Déjà le coeur n'y
était plus …
Les augustes pères de l'Afrique moderne employaient encore le même vocabulaire. « Pour la libération de l'Afrique d'une tutelle odieuse, l'impérialisme », leur manifeste préconisait un vaste rassemblement relayé localement par des sections territoriales. Le 14 juin 1947 — et non le 14 mai, date retenue officiellement parce que Sékou Touré s'était trompé de mois dans un de ses discours ultérieurs —, le Parti démocratique de Guinée (PDG) voyait le jour à Conakry comme section guinéenne du Rassemblement démocratique africain. Le parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), créé avant le RDA, en devint la section ivoirienne. Bien que fragile ailleurs, au Sénégal en particulier, le mouvement dont les élus sont apparentés aux groupes parlementaires communistes dans les assemblées « métropolitaines », fut très vite suspect de subversion voire de rébellion, dans les « territoires d'outre-mer ». Houphouët, président du comité interterritorial de coordination du RDA, a acquis du poids dans l'équilibre parlementaire. Sékou Touré est élu, en 1948, secrétaire général de l'Union territoriale (Guinée) de la CGT, puis, en 1950, secrétaire général du Comité de coordination des syndicats CGT pour l'AOF (Afrique occidentale française) et le Togo. Communistes et CGT derrière la RDA ! Il n'en faut pas davantage pour que l'on voit la main de Moscou derrière toutes les revendications syndicales ou politiques en Afrique de l'Ouest.
Début 1950 — au lendemain de troubles sanglants en Côte d'Ivoire le PDCI-RDA est proscrit sur tout le territoire ivoirien. Parlementaire accusé de rébellion, Houphouët échappe de peu à l'arrestation. Mi-août 1950, il rencontre à Paris le chef du gouvernement, René Pleven. Dans l'antichambre, l'attend un de ses lieutenants, venu l'accompagner : Sékou Touré. Ce dernier sera absent des négociations entre le « patron du RDA » et le ministre de la France d'Outre-Mer, François Mitterrand. Mais il en acceptera, fidèle adjoint, le résultat : le 17 octobre 1950, le RDA se dissocie du groupe parlementaire communiste. La première déception viendra trois ans plus tard. Le 27 juin 1954, le candidat Sékou Touré est battu par Barry Diawadou du BAG (Bloc africain de Guinée), élu député en remplacement de Yacine Diallo, décédé. Il pense avoir été sacrifié au profit d'un candidat soutenu par la métropole. Pour peu de temps en vérité, puisque le 2 janvier 1956, lors de nouvelles élections, il obtient enfin le poste de député de la Guinée.
Le RDA a alors le vent en poupe, Félix Houphouët-Boigny est ministre délégué au sein du gouvernement de Guy Mollet. Sékou Touré a créé la CGTA (Confédération générale des travailleurs pour l'Afrique), indépendante de la CGT française. Lors du congrès interterritorial du RDA à Bamako (25-30 septembre 1957), il en devient le vice-président. C'est sa consécration en tant que lieutenant d'Houphouët.
Le 1er juin 1958, arrivé au pouvoir moins de trois semaines auparavant, Charles de Gaulle est président du Conseil. Dans son équipe : Félix Houphouët-Boigny est ministre d'Etat. Le général ne veut pas traîner. Il prépare une nouvelle constitution qui devra être adoptée par référendum dans tous les territoires de l'ancien « empire français ». La classe politique africaine s'agite. L'indépendance est à l'ordre du jour. Fin juillet 1958 (25-27) à Cotonou, se tient un congrès du Parti du regroupement africain (PRA) auquel participent les rivaux modérés ou radicaux du RDA. Les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Ly, les Soudanais Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko et, surtout, le Nigérien Djibo Bakary. Ce dernier, ancien « gauchiste » du RDA — dont il n'a pas accepté le désapparentement d'avec les communistes français —, réclame « l'indépendance immédiate des peuples d'Afrique ». Plus nuancé, Senghor propose une « révision quinquennale » des rapports franco-africains (jusqu'à l'indépendance) et préconise dans l'immédiat une association entre la France et les trois ensembles africains : l'AOF et l'AEF, constituées en deux fédérations territoriales, et Madagascar.
La thèse de Félix Houphouët-Boigny, président du RDA, est tout autre. Au nom du pragmatisme, il se refuse à réclamer une indépendance immédiate ; il récuse tout autant le maintien de deux fédérations territoriales, préférant une « fédération égalitaire et fraternelle » qui rassemblerait la France et les territoires de l'Afrique occidentale et de l'Afrique équatoriale française, pris individuellement. Il sait cependant que dans les rangs mêmes du RDA, certains jeunes turcs se sentent proches des thèses du PRA. Le futur chef d'Etat ivoirien racontera plus tard : « Dans le groupe RDA, Sékou Touré voulait qu'on allât très loin dans les propositions que nous soumettrions et ne parlait déjà que d'indépendance pure et simple. Je m'efforçai sans grand succès de démontrer qu'il fallait avant tout compter avec les réalités de la vie africaine et que la politique du tout ou rien ne nous mènerait nulle part. Statut politique d'indépendance ? Peut-être, mais pas en dehors d'une communauté franco-africaine. Ce qui était essentiellement la question » (cité par Paul-Henri Siriex, in Félix Houphouët-Boigny, Seghers/Nouvelles Editions africaines 1975).
Sékou « turbulent », il lui a déjà préféré Gabriel Lisette pour représenter le RDA au sein du Comité consultatif constitutionnel (auquel participent aussi les Sénégalais Lamine Guèye et Senghor et le Malgache Philibert Tsiranana) qui doit « conseiller » de Gaulle. Mais Houphouët tient compte des susceptibilités. Le 3 août 1958, le comité de coordination du RDA, réuni à Paris, désigne Sékou Touré pour présenter au général de Gaulle les suggestions du parti. Le 5, Sékou calmé par le Voltaïque [Burkina Faso] Ouezzin Coulibaly, « conscience du RDA », s'acquitte loyalement de sa tâche de porte-parole. Devant le chef du gouvernement français, il plaide l'autonomie territoriale, passe sur l'indépendance, et oublie les deux exécutifs fédéraux de l'AOF et de l'AEF.
La rancœur habite néanmoins le bouillant député de la Guinée. Deux jours après, le 7 août, il quitte Paris, pour entendre à la radio le 8 au soir, à Dakar, le résumé du projet constitutionnel présenté par de Gaulle : « Bien entendu, énonce ce dernier, et je le comprends, on peut avoir envie de la sécession. Elle impose des devoirs. Elle comporte des dangers. L'indépendance a ses charges. Le référendum vérifiera si l'idée de sécession l'emporte. Mais on ne peut concevoir un territoire indépendant et une France qui continuerait de l'aider. Le gouvernement tirera les conséquences, économiques ou autres, que comporterait la manifestation d'une telle volonté. Une réponse affirmative au référendum sera, au contraire, un refus de la sécession ».
Sékou Touré racontera plus tard que, immédiatement après cette déclaration, il s'est précipité à Radio Dakar pour commenter et protester. Les choses se sont passées autrement. Sollicité par des journalistes dakarois, il a d'abord demandé à lire le texte intégral. Le 9 août, Radio Dakar diffuse son commentaire : « En entendant hier le général de Gaulle, franchement, j'ai été choqué. Mon amour propre pour la dignité de l'Afrique a été choqué. On nous dit que nous pouvons prendre l'indépendance, mais que ce sera avec toutes ses conséquences. Eh bien, je réponds, moi, que ces conséquences ne sont pas seulement africaines. Elles peuvent être aussi françaises » (cité par Georges Chaffard, in Les Carnets secrets de la décolonisation. Paris, Calmann-Lévy, 1967). La suite sera la rupture. Spectaculaire avec de Gaulle. Plus progressive avec Houphouët.
Le 25 août 1958, à Conakry, où il s'est arrêté dans son périple africain, sur les conseils de son ministre de la France d'outre-mer Bernard Cornut-Gentille — soucieux de « récupérer » Sékou Touré qui passait pour son « poulain » —, Charles de Gaulle, peu habitué à l'art oratoire du leader guinéen, reçoit comme un défi des phrases telles que : « Nous ne renoncerons pas et nous ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel de l'indépendance. Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l'esclavage ». De Gaulle s'emporte : « On a parlé d'indépendance. Eh bien, je le dis ici plus haut qu'ailleurs : l'indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre en disant « non » à la proposition qui lui est faite et, dans ce cas, je garantis que la métropole n'y fera pas obstacle ».
En vérité, Sékou Touré et la Guinée n'avaient pas encore opté pour le « non ». Le 27 août, accouru à Dakar, le bouillant tribun confère avec Bernard Cornut-Gentille, puis avec les syndicalistes de l'UGTAN (Union générale des travailleurs d'Afrique noire), le chef du gouvernement nigérien Djibo Bakary et le Guinéen Abdoulaye Diallo, ministre soudanais. Avec ces deux derniers, un consensus de dégage : « Oui » à une constitution prévoyant à terme l'indépendance dans le cadre de fédérations régionales ; « non » à un morcellement des fédérations existantes et aux menaces de représailles. Le 28 août, Sékou Touré, de retour à Conakry, annonce que son parti recommande le « non ». Le 31 août, Ouezzin Coulibaly, secrétaire politique du RDA, le désavoue dans un communiqué publié à Paris : « Le projet du général de Gaulle contient nos revendications essentielles… Devant des déclarations qui porteraient atteinte à l'unité du RDA, j'affirme une fois pour toutes qu'aucun dirigeant, isolé ou groupé, n'est habilité à faire des déclarations qui ne seraient pas dans le sens de notre réunion du 3 août. » Réunion dont Sékou Touré avait fait le compte-rendu à de Gaulle.
Mais la division était consommée. Le Guinéen refuse de se rendre à Paris pour participer, le 4 septembre, à la réunion du Comité interterritorial du RDA. Le 15 septembre, il n'assiste pas aux obsèques de Ouezzin Coulibaly — décédé le 7 — à Bobo-Dioulasso. Au même moment, Houphouët mandate Gabriel Lisette (Tchad), Jean-Marie Koné (Soudan) et Doudou Guèye (Sénégal) à Conakry pour tenter de ramener Sékou à la raison. Mais la conférence territoriale du PDG-RDA décide de voter « non ». Des adversaires du RDA, Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia dont Sékou Touré s'était senti proche, ont pourtant conseillé eux aussi la modération. Ils voteront « oui ». Le 28 septembre 1958, le sort en est jeté : la Guinée dit « non » à de Gaulle à une écrasante majorité.
Dans la presse française, Sékou Touré commence à pourfendre ses anciens compagnons de lutte, « ceux qui préfèrent le pain beurré dans l'enceinte de la prison au plat de manioc cultivé par eux-mêmes ». A son tour, il reçoit comme une condamnation une déclaration de Félix Houphouët-Boigny : « Si la France donnait une préférence à ceux qui ont fait sécession contre ceux qui ont choisi la communauté, alors la sécession guinéenne ferait tâche d'huile ».
Pour Sékou Touré, désormais, la cause est entendue : Houphouët fera tout pour le brouiller avec la France et asphyxier la Guinée. Cette dernière s'estime, à tort ou à raison, condamnée à trouver d'autres amitiés. En novembre 1958, Sékou se tourne vers le rival du leader ivoirien en Afrique de l'ouest : le Ghanéen Kwame Nkrumah, avec lequel il crée un axe Accra-Conakry, censé devenir la base d'une future « Union des Etats de l'Ouest africain ». Mais les deux membres de l'Union n'ont même pas de frontières communes.
En juillet de l'année suivante, à Sanniquellie (Liberia), le Ghana, la Guinée et le Liberia créent la Communauté des Etats africains indépendants. L'accord n'existera jamais que dans le communiqué final de la rencontre entre les trois chefs d'Etat. Mais Sékou Touré est à ce point convaincu d'être encerclé par des voisins décidés à l'abattre, qu'il cherche par tous les moyens des ouvertures diplomatiques. Le 11 avril 1960, il accueille et préside à Conakry la Conférence de solidarité afroasiatique. La Guinée se rend alors à peine compte de sa fragilité : la socialisation hâtive a commencé à bureaucratiser une économie dont les bases s'effritent ; l'administration souffre de l'improvisation et les mécontentements provoquent des incidents.
Le 20 avril 1960, Sékou Touré dénonce un « monstrueux complot » dans lequel, accuse-t-il, la Côte d'Ivoire, la France et le Sénégal ont trempé. En particulier, ses deux voisins auraient ouvert des camps militaires à des comploteurs de part et d'autre du territoire guinéen. A Dakar, et à Bamako, les dirigeants de l'éphémère fédération du Mali (Sénégal et Soudan occidental) protestent. Le chef du gouvernement fédéral, Mamadou Dia, n'en ordonne pas moins l'ouverture d'une enquête. On découvre de fait — fût-ce a posteriori — l'étrange passage à Tambacounda (Sénégal oriental) d'un officier parachutiste français. Dans le cercle de Kédougou, trois dépôts d'armes sont découverts dans des villages frontaliers : Dinnde Fello, Bakaouka. Côté ivoirien, un collaborateur d'Yves Guéna, alors haut-commissaire à Abidjan, est suspecté d'avoir organisé une opération : réputé aventurier, Jacques Achard est chargé des renseignements généraux auprès de Guéna qui le disculpera par la suite. Les enquêtes ordonnées par Houphouët font néanmoins état de fréquents séjours d'officiers et de sous-officiers français (des « paras »), ainsi que de la présence d'armes dans certains villages frontaliers de la Guinée.
Sékou Touré — ce sera la dernière fois avant longtemps — croit à la bonne foi de ses voisins. D'autant que le 3 juin, il apprend avec plaisir l'intention d'Houphouët de demander l'indépendance de la Côte d'Ivoire. Le 1er septembre 1960, les deux anciens compagnons de lutte se rencontrent, « non seulement comme les représentants d'Etats voisins, mais comme deux frères ». Fin 1962, le chef de l'Etat ivoirien est invité en Guinée par son ancien lieutenant. Lequel, pour sa part, se rend au Sénégal.
C'est l'époque de deux complots contre Félix Houphouët-Boigny (1962-1963). Les relations s'étaient détériorées entre la Côte d'Ivoire et le Ghana. Plus tard, Houphouët déclarera solennellement : « Je crois en mon âme et conscience à une collusion entre MM. Sékou Touré et Kwame Nkrumah, dans leur tentative de masquer au regard des masses de leurs pays respectifs et du monde extérieur leur retentissante faillite dans le triple domaine politique, économique et humain. » Les pays de l'OCAM (Organisation commune africaine et malgache) — en tête desquels la Côte d'Ivoire — font alors campagne pour le boycottage du sommet de l'OUA (Organisation de l'unité africaine, née en mai 1963) que devrait accueillir le Ghana. Les invectives vont céder la place aux insultes sur les antennes des radios nationales de la région.
Sékou Touré qualifie de « commis voyageurs de la division » les chefs d'Etat et ministres qui parcourent l'Afrique pour expliquer l'objet de l'OCAM et dénoncer les activités subversives du Ghana. Personnellement pris à partie, Félix Houphouët-Boigny ne bronche pas : il ne peut pas « croire que son jeune frère Sékou Touré ait pu tenir de tels propos ». C'est le chef d'Etat voltaïque Maurice Yaméogo qui répond le 2 juin 1965 : « Un homme comme Houphouët, lorsqu'il est insulté, n'a pas le droit de répondre. Son audience constitue la meilleure réponse aux âneries de ceux qui veulent pourtant être comme lui… Ayez un peu plus de pudeur, car les Africains sont polis. »
La pudeur et la politesse ne sont hélas plus de rigueur. Sékou accuse nommément Houphouët d'utiliser « les armes du mal, le venin et le cynisme » pour entretenir « l'incompréhension entre la France et la Guinée ». Puis sont venues les calomnies, les basses allusions à la vie privée des uns et des autres. C'est encore Maurice Yaméogo qui, depuis Ouagadougou, réplique le 18 juin 1965. La vulgarité de cette réponse, de la part d'un chef d'Etat, mérite malheureusement que l'histoire la retienne. En voici des extraits :
« Mais qui est donc ce Sékou, alias Touré, qui désire tant qu'on parle de lui ? Un homme orgueilleux, menteur, jaloux, envieux, cruel, hypocrite, ingrat, intellectuellement malhonnête… Tu es le prototype de l'immoralité la plus intolérable… [NDLR : censure pour vulgarité.]
Tu n'es qu'un bâtard parmi les bâtards qui peuplent le monde. Voilà ce que tu es, Sékou, un bâtard des bâtards. Tu as honte de porter le nom de ton père. Certes, ta grand-mère maternelle est une fille de Samory Touré. Mais le père de ta mère n'était pas un Touré, mais un Fadiga… Par orgueil, tu te fais passer pour un Touré. Tu ne veux pas reconnaître ton vrai père. Tu es donc un bâtard.
A la prochaine, petit bâtard de Sékou, alias Touré. »
Même l'opposition guinéenne est essouflée d'avoir entendu un chef d'Etat africain parler de la sorte. Houphouët, lui, se tait toujours.
Puis, le 8 novembre 1965, Conakry annonce la découverte d'un nouveau complot. Le 15, sur Radio Conakry, Sékou Touré accuse le chef d'Etat ivoirien d'avoir financé le complot en « achetant une femme en Guinée pour des millions de francs ». Le 17, Félix Houphouët-Boigny, invité à s'exprimer, répond enfin lors d'une conférence de presse à Abidjan :
« Non, M. Sékou Touré, le peuple de Guinée n'a besoin ni de notre soutien moral, ni de notre soutien financier — car nous sommes pauvres malgré tout ce que l'on avance à notre endroit — pour crier son mécontentement…
Vous êtes un frère, un mauvais frère, mais un frère quand même… En votre âme et conscience, qu'est-ce que la révolution toute verbale dont vous vous gargarisez à longueur de journée et que vous prétendez avoir faite, a pu apporter à votre pays ? …
Depuis l'indépendance, combien d'hommes n'avez-vous pas fait assassiner ?… Pourriez-vous l'avouer sans baisser la tête, si tant est qu'il vous reste encore une conscience ?
M. Sékou Touré, la haine née de la jalousie vous égare, altère votre raison. Elle risque de vous pousser au crime. Ressaisissez- vous ! Ce sont les conseils d'un homme qui se souvient que vous avez été à ses côtés dans la lutte émancipatrice. Avec votre nationalisme intransigeant, tempéré d'un peu de tolérance et d'humanisme, vous pouvez encore servir la cause de l'unité africaine. »
Mais elle était bien loin, l'unité africaine.
Commence alors, en 1966, une période confuse dont l'histoire immédiate n'a pas révélé tous les secrets. En mars de cette année, Sékou Touré appelle les Guinéens à « égorger tous les agents de l'impérialisme dans les hôtels, dans les maisons, partout où ils se trouvent ». Le 27 de ce même mois, 10 000 réfugiés guinéens en Côte d'Ivoire organisent un énorme meeting à Abidjan et lancent un appel urbi et orbi « en vue de sauver la Guinée de son malheureux sort ». Le 4 avril, ils annoncent la création d'un front national de libération de la Guinée, dont les ramifications s'étendraient à toute l'Afrique de l'Ouest.
Mi-avril, cependant, le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny affirme : « Comme Senghor, je refuse de laisser utiliser le territoire national pour porter la subversion à l'extérieur. Je ne veux pas encourir à mon tour l'accusation de favoriser les entreprises des réfugiés guinéens contre leur pays ». Au Sénégal, le président Léopold Sédar Senghor va plus loin. Le 27 avril 1966, son gouvernement menace « les citoyens d'origine guinéenne, coupables de violer le principe de non-ingérence, de poursuites devant les tribunaux s'ils sont de nationalité sénégalaise, et d'expulsion s'ils ne sont pas de nationalité sénégalaise ».
Maurice Yameogo. 1921-1993
Maurice Yaméogo
Ces gestes, s'ils sont de bonne volonté, n'atteignent guère le président guinéen dont la propagande continue de traiter Houphouët d'« Africain indigne, ennemi juré de la cause africaine, pantin sans conscience de Yamoussoukro ». Le mieux auquel ait droit le chef historique du RDA est le titre de « sinistre président de la Côte d1voire ». Le Sénégalais Léopold Sédar Senghor n'échappe pas aux anathèmes ; il est accusé d'avoir « permis à la France d'installer, dans la région de Saint-Louis, un camp d'entraînement pour les éléments contre-révolutionnaires guinéens ».
Le 19 février 1967, un chalutier battant pavillon ivoirien, le Kerisper, est arraisonné dans les eaux territoriales guinéennes. On le saura seulement le 6 avril à Conakry et on le reconnaîtra à Abidjan le 11 mai.
Le 26 juin 1967, l'avion [de la PanAm] ramenant de New York le ministre guinéen des Affaires étrangères, Lansana Béavogui, est obligé d'atterrir à Abidjan, à cause du mauvais temps. Les autorités ivoiriennes, à leur tour, retiennent les officiels guinéens, estimant que, « avec Sékou Touré, il n'y a que la loi de la jungle qui compte ». Les interventions du secrétaire général de l'ONU, U Thant, pas plus que celles des chefs d'Etat de l'OUA réunis à Kinshasa, n'y font rien. Sékou Touré cède et, le 26 septembre, il libère sans conditions le Kerisper et son équipage. Le même jour, Lansana Béavogui, « libéré » par les Ivoiriens, arrive à Conakry.
Le chef de l'Etat guinéen reste néanmoins obnubilé par l'impossible réconciliation avec la France. Ayant poussé trop loin sa « guerre » avec Houphouët, il tente de se concilier de nouveau Senghor pour l'y aider. Le 23 mars 1968 avec ses pairs malien, Modibo Keita, mauritanien, Moktar Ould Daddah, et sénégalais, il participe, à Labé, à la création de l'Organisation des Etats riverains du fleuve Sénégal (OERS), un projet cher à Léopold Sédar Senghor. Ce dernier, indulgent ou coopératif, se déclare, le 6 avril à Paris, favorable à une reprise des relations entre la France et la Guinée. Rien ne se passe : la France est ébranlée par les événements de mai 1968 puis, une année plus tard, par la démission du général de Gaulle. Lequel meurt en novembre 1970.
Et le 22 novembre 1970, une tentative de débarquement de mercenaires et d'opposants guinéens échoue de justesse à Conakry. La réaction de Sékou Touré est violente. De nouveau, la Côte d'Ivoire et le Sénégal se voient accusés de « complots permanents ». L'OERS éclate en 1971. A Conakry, on assène les condamnations à mort.
Le 24 juillet 1972, Sékou Touré, qui a invité Félix Houphouët-Boigny à Faranah, lui propose une réconciliation. A cette condition : qu'il lui livre les réfugiés guinéens en Côte d'Noire. « A Faranah, notera la journaliste Claude Gérard qui côtoya les deux hommes, les deux anciens compagnons de lutte ne parlèrent pas le même langage. L'aîné, selon son habitude, laissa s'exprimer son cœur et sa sagesse africaine. Le plus jeune ne sut accorder la parole qu'à sa Révolution ». Houphouët rejette l'exigence de Sékou. Senghor en fera de même. Conakry reprendra ses accusations contre Abidjan et Dakar.
Tout au long de l'année 1973, Houphouët et Senghor « traîtres et fantoches », se voient de nouveau accusés d'« entraver la réconciliation » que la Guinée souhaite avec la France. Le 7 septembre, Radio Conakry « révèle » l'arrestation de « cinquante-neuf opposants formés en Côte d'Ivoire, dont un tueur à gages avec un appareil photo muni d'un silencieux ». Sékou lance un appel à tous les patriotes africains à « descendre leurs dirigeants traîtres » sans hésitation, « car ils iront tout droit au paradis ». Il accuse le Sénégal d'avoir aidé « un mouvement subversif ayant son siège à Genève et dirigé contre la Guinée ». Et organise des prières du vendredi pour implorer l'aide d'Allah « contre l'impérialisme ». En ajoutant : « Nous demandons au peuple sénégalais de prier pour le débarasser du traître Senghor… Nous le combattrons jusqu'à la mort. Nous l'anéantirons ». Le gouvernement sénégalais commente : « Quand on est Sékou Touré, avec tout ce qu'on a sur la conscience, on invoque Dieu pour demander pardon et non pour maudire qui que ce soit. » Le 18 septembre 1973, le Sénégal rompt les relations diplomatiques avec la Guinée.
Dès l'année suivante, pourtant, Sékou Touré cherche le contact avec ses frères ennemis. Son pays participe, avec la Côte d'Ivoire et le Sénégal, à la création de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest). En 1975, les relations diplomatiques sont rétablies avec la France. Sékou Touré ne peut plus reprocher ni à Houphouët ni à Senghor de l'avoir empêché. Il lui faut maintenant tenter le rapprochement en faisant oublier ses excès d'hier.
En juin 1977, le ministre sénégalais de la Jeunesse et des Sports est invité à Conakry par son collègue guinéen. Le 19 décembre 1977, célébrant la victoire du Hafia football club de Conakry (sur l'équipe ivoirienne) en Coupe d'Afrique des clubs champions, Sékou Touré exhorte la jeunesse guinéenne à normaliser ses relations avec la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Et dans son message de Nouvel An, il souhaite « que 1978 soit une année de compréhension totale, de coopération sincère et de solidarité effective avec le Sénégal et la Côte d'Ivoire ».
Sekou Toure et Senghor (1979)
Entre Sénégal et Guinée la rupture de 1963 paraissait définitive.
En fait, c'est la réconciliation qui devait l'être en novembre 1979 ;
consacrée par une visite de Sékou à Dakar.
La diplomatie secrète fait son œuvre. Le président libérien William Tolbert a obtenu, sans difficulté, l'accord d'Houphouët pour une réconciliation avec Sékou Touré. Le Sénégalais Senghor, lui, ne croyait pas vraiment à la sincérité du Guinéen. Il était disposé à la réconciliation, mais ne manifestait aucun empressement. La date prévue de la rencontre ne lui convenait pas, disait-il : il devait se rendre en Arabie saoudite. Il a fallu des démarches américaines et françaises pour qu'il modifie son programme. Le 17 mars 1978, Sékou Touré, accompagné du Togolais Gnassingbé Eyadema, arrive à Monrovia où l'attendent le Libérien William Tolbert, le Gambien Dawda Jawara ainsi que l'Ivoirien Félix, Houphouët-Boigny et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor. Le lendemain le pacte de « réconciliation définitive » est scellé. Sékou Touré, toujours aussi lyrique, jure de ne plus jamais demander à ses voisins de lui livrer ses opposants et promet : « Rien ni personne ne réussira désormais à nous faire fâcher à nouveau avec la Côte d'Ivoire, le Sénégal et la France. »

A vos avis les amis!, Lou Gard Tour cherche sa nouvelle marque pour ses voyages de luxe & haut de gamme

A vos avis les amis!
Lou Gard Tour cherche sa nouvelle marque pour ses voyages de luxe & haut de gamme. Si vous pouvez prendre 5 mns pour me donner votre préférence sur les noms suivants, ce sera adorable :
- LGT Luxury
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Votre avis est toujours important pour nous, merciiii.

Rassurez vous ce n'est pas du tout mon spectacle

Rassurez vous ce n'est pas du tout mon spectacle, malgré ce qu'annonce C8
Je l'ai juste produit mais j'en suis déjà très fier !
Ne ratez pas cet excellent show tourné lors de la 35ème édition de Juste pour rire Montreal et animé par les excellents Jean-Luc Lemoine et Laurent Paquin !

MANUEL VALLS DENONCE LES FREQUENTATIONS DANGEREUSES ET LES PROPOS DELETERES DE PASCAL BONIFACE, Ce géo politologue de stades de Foot qui depuis 20...

MANUEL VALLS DENONCE LES FREQUENTATIONS DANGEREUSES ET LES PROPOS DELETERES DE PASCAL BONIFACE
Ce géo politologue de stades de Foot qui depuis 20 ans poursuit de sa vindicte les amis d’Israël, qui s’est fait condamner comme plagieur, dirige malgré tout toujours l’IRIS, un Institut de Géopolitique dont le Président du Conseil d’Administration est Alain Richard.
Je laisse la parole sur Boniface à Manuel Valls dans son interview du Figaro Magazine sur « «L'islamisme, voilà l'ennemi» :
« Pascal Boniface, dont les dérives sont connues - il s'est affiché dans le passé au côté d'individus comme Alain Soral - raisonnait en parts de marché électorales. Il conseillait de flatter un soi-disant «électorat musulman», bien plus «rentable» qu'un soi-disant «électorat juif». Quand un parti tombe dans une telle impasse, quand il renonce à s'adresser à l'ensemble des citoyens, il finit par faire 6,5 % à l'élection présidentielle. Le problème de la gauche, c'est qu'elle n'a pas pensé le monde de l'après-11 septembre 2001, ni la question identitaire. »

QUAND MELECHON TRAITE VALLS ET SA BANDE DE "FACHOS", JE LUI REPONDS DEUX CHOSES :, 1) Je suis fier d’être de « La bande à Valls », 2) Je...

QUAND MELECHON TRAITE VALLS ET SA BANDE DE "FACHOS", JE LUI REPONDS DEUX CHOSES :
1) Je suis fier d’être de « La bande à Valls »
2) Je l’encourage à lire mon papier dans la Règle du Jeu (ci-dessous) sur son maître à penser le trotskiste Pierre Lambert qui écrivait en juin 1944 : «Fraternisons, main tendue aux soldats allemands !» et «En réalité, la libération de Roosevelt vaut tout autant que le socialisme d’Hitler».
Savez-vous qui fut le Maître à penser de Mélenchon pendant près de dix ans ? Celui qui l’a formé à l’Organisation Communiste International (OCI), de 1968 à 1977, comme il a formé Alexis Corbière ? Ce Maître fut Pierre Boussel alias «Pierre Lambert», membre du Parti Communiste International (PCI) pendant la guerre, fondateur et dirigeant de l’OCI, dîtes «Lambertiste» après.
En photo, Pierre Boussel alias «Pierre Lambert» (à gauche) et Alexis Corbière (à droite) lors d'une réunion publique en 1988. Source : Wikipédia
Voilà ce qu’écrivait, «la Vérité» le journal du PCI et de Lambert pendant la guerre (source : Jacques-Alain Miller, La Règle du jeu) :
«Dans La Vérité, n° 63, il écrit en mai 1944 : “La IVe Internationale vous appelle à fraterniser avec vos frères allemands. Tous unis, vous renverserez les sanglants Hitler, Pétain, De Gaulle, vous ferez cesser la guerre, ses misères, ses déportations.”»
Dans le numéro suivant, il condamne le mot d’ordre d’insurrection nationale lancé par De Gaulle. Enfin, le n° 67 qui paraît le 22 juin 1944, 16 jours après le Débarquement de Normandie, a pour mot d’ordre : «Fraternisons, main tendue aux soldats allemands !».
Et à la première page, en gros caractères : «Ils se valent !», Qui se valent ? Les alliés anglo-américains et les nazis et Vichy. Citation :
«En réalité, la libération de Roosevelt vaut tout autant que le socialisme d’Hitler».
Aux obsèques de Pierre Lambert, en 2008, Jean-Luc Mélenchon, fidèle et fier de cette formation, de ce compagnonnage, déclare à Libération qu’il n’avait aucun regret concernant son apprentissage dans l’OCI:
«Moi, je n’ai pas honte de ces trois ans de ma vie [seulement trois ??] ! Et puis nous, les trotskistes, on a quand même lutté contre le stalinisme, le maoïsme et toutes ces horreurs. Et nous, on n’a assassiné personne !»
Il faut écouter ce que disait Daniel Cohn-Bendit sur Europe 1 en mars 2014, lui qui a bien connu les trotskistes de l’OCI. Voici ce qu’il nous dit sur le fonctionnement de ce groupuscule «Lambertiste» et de son influence sur le comportement politique de Jean-Luc Mélenchon:
«Je dirai une chose méchante. Une fois trotskiste, toujours trotskiste. Vous savez, il faisait partie de la secte la plus débile : l’OCI. Il y a des gens qui étaient dans leur jeunesse un peu débile. Ça peut arriver à tout le monde, même à moi. Mais lui, il n’a pas changé. Il est resté dans la même structure mentale. […] Et puis il est très désagréable. Vous savez, l’histoire de Périgueux […] où le parti du Front de Gauche exclut une tête de liste pour les municipales parce qu’il avait pris un verre avec un copain de trente ans qui est candidat à l’UMP… Vous vous rendez compte? On n’a pas à boire un coup avec l’ennemi de classe. […] Mélenchon a une vision autoritaire de la vie et de la politique. […] Il est scotché dans les années 30. […] Mélenchon au pouvoir, il mettrait tous les Mélenchon en taule, […] tous ceux qui manifestent, qui disent “Résistance”, etc.»
Un autre expert est Edwy Plenel de Médiapart, ancien pilier de la LCR, organisation trotskiste concurrente de l’OCI qui a bien observé le fonctionnement des Lambertistes. Dans son livre Secrets de jeunesse (Stock, 2001), il écrivait :
«De mes années militantes, j’ai gardé une image du Lambertisme qui ne souffre pas la discussion. Bien que se réclamant elle aussi du trotskisme, l’OCI incarnait l’exact envers de nos engagements, sorte de négatif des valeurs et des principes auxquels nous pensions donner corps. […] A dire vrai, ce militantisme-là m’était instinctivement étranger, jusque dans ses us et coutumes, son machisme arrogant, ses automatismes langagiers, sa vulgate hermétique, ses agressions physiques, son impudence satisfaite.» p.85-86
Pour une fois, je suis d’accord avec Plenel.
Et pour preuve de cette filiation d’ «un passé qui ne passe pas», qu’a déclaré un député de la France Insoumise ce mardi 3 octobre sur France Culture ? Qu’a donc déclaré, Ugo Bernalicis député du Nord ?
Il a osé traiter Manuel Valls de «judéo fasciste» ! Manuel Valls qui n’est pas Juif, mais qui effectivement lutte fermement contre l’antisémitisme. Il a dû trouver son inspiration chez ce vieil antisémite de Roland Dumas qui, lui, traitait Manuel Valls: «d’enjuivé».
Et voici la boucle bouclée avec le journal du PCI de Lambert, «La Vérité», qui, en 1944, traitait De Gaulle «d’agent de la City et de l’impérialisme britannique.»
Dans la lignée de leur Maître à penser, Lambert, qui appelait à fraterniser avec «les soldats allemands» en 1944, Mélenchon et Corbière appellent à fraterniser avec les dictateurs d’aujourd’hui, de Chavez à Maduro, de Poutine à Assad, du Hamas aux islamo-radicaux français.
Dans la lignée de leur Maître à penser, Lambert, qui appelait à fraterniser avec «les soldats allemands» en 1944, Mélenchon et Corbière appellent à fraterniser avec les dictateurs d’aujourd’hui, de Chavez à Maduro, de Poutine à Assad, du Hamas aux islamo-radicaux français.
Une autre députée de ce parti, Danièle Obono, à la question posée sur BFMTV du cas d’un chauffeur RATP qui refuserait de conduire un bus après une femme, a estimé que ce genre de comportement pouvait être le fait de quelqu’un de simplement sexiste.
«Est-ce que je crois que quelqu’un qui refuse de conduire un bus après une femme doit être mis sur écoute, perquisitionné, mis en centre de rétention comme le proposaient y compris des députés de la droite? non!», a-t-elle affirmé.
Héritière du PCI et de l’OCI, la France Insoumise devrait adapter son slogan à l’ennemi d’aujourd’hui : «Fraternisons, main tendue aux islamistes».
Et ce pour rester fidèle à la pensée Lambertiste et du PCI de fraternisation avec l’ennemi et d’absence totale de distinguo entre les dictateurs et les démocrates.
Article au lien ci-dessous

LE MAITRE A PENSER DE MELENCHON ?, Mon article dans la Règle du Jeu:, "Le maître à penser de Mélenchon, le trotskiste Pierre Lambert, écrivait...

LE MAITRE A PENSER DE MELENCHON ?
Mon article dans la Règle du Jeu:
"Le maître à penser de Mélenchon, le trotskiste Pierre Lambert, écrivait en juin 1944 : «Fraternisons, main tendue aux soldats allemands !»
Savez-vous qui fut le Maître à penser de Mélenchon pendant près de dix ans ? Celui qui l’a formé à l’Organisation Communiste International (OCI), de 1968 à 1977, comme il a formé Alexis Corbière ? Ce Maître fut Pierre Lambert, membre du Parti Communiste International (PCI) pendant la guerre, fondateur et dirigeant de l’OCI, dîtes «Lambertiste» après.
Voilà ce qu’écrivait, «la Vérité» le journal du PCI et de Lambert pendant la guerre (source : Jacques-Alain Miller, La Règle du jeu) :
«Dans La Vérité, n° 63, il écrit en mai 1944 : “La IVe Internationale vous appelle à fraterniser avec vos frères allemands. Tous unis, vous renverserez les sanglants Hitler, Pétain, De Gaulle, vous ferez cesser la guerre, ses misères, ses déportations.”»
Dans le numéro suivant, il condamne le mot d’ordre d’insurrection nationale lancé par De Gaulle. Enfin, le n° 67 qui paraît le 22 juin 1944, 16 jours après le Débarquement de Normandie, a pour mot d’ordre : «Fraternisons, main tendue aux soldats allemands !».
Et à la première page, en gros caractères : «Ils se valent !», Qui se valent ? Les alliés anglo-américains et les nazis et Vichy. Citation :
«En réalité, la libération de Roosevelt vaut tout autant que le socialisme d’Hitler».
Aux obsèques de Pierre Lambert, en 2008, Jean-Luc Mélenchon, fidèle et fier de cette formation, de ce compagnonnage, déclare à Libération qu’il n’avait aucun regret concernant son apprentissage dans l’OCI:
«Moi, je n’ai pas honte de ces trois ans de ma vie [seulement trois ??] ! Et puis nous, les trotskistes, on a quand même lutté contre le stalinisme, le maoïsme et toutes ces horreurs. Et nous, on n’a assassiné personne !»
Retrouvez la suite de mon article au lien ci-dessous :

MERCI A CHARLIE DE RIDICULISER CETTE THEORIE FUMEUSE DU :, « LOUP SOLITAIRE », Rappelez vous quand la police de Sarkozy pour masquer son...

MERCI A CHARLIE DE RIDICULISER CETTE THEORIE FUMEUSE DU :
« LOUP SOLITAIRE »
Rappelez vous quand la police de Sarkozy pour masquer son inefficacité à capturer Merah après ses meurtres contre les parachutistes de Montauban, ce qui aurait pu empêcher la tuerie de l’école juive de Toulouse, nous enfumait avec « son loup solitaire ».
Relisez ce que disait le fameux Squarcini alors patron du renseignement intérieur qui privilégiait "la voie du loup solitaire". Selon lui, Mohamed Merah s'est "radicalisé seul" et n'appartenait "à aucun réseau". Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Claude Guéant, employait quelques jours après la même expression, avançant que "ceux que les services appellent des 'loups solitaires' sont des adversaires redoutables". Manière de dédouaner les services et la DCRI de leurs ratés dans la surveillance du futur tueur ?
Heureusement, quelques mois plus tard, Manuel Valls nouveau ministre de l’Intérieur déclara "La fameuse thèse du loup solitaire ne tient pas pour Merah" …"Il y a un environnement, qui peut être celui de la famille, du quartier, de la prison. Des contacts qui ont été les siens, en France ou à l'étranger, qui ont forgé ce processus de radicalisation qui l'a amené à tuer".
Merci Manuel Valls, merci Charlie

Excellente réflexion de Gilles Clavreul sur les responsabilités des dérapages identitaires sur les réseaux sociaux et comment les combattre de...

Excellente réflexion de Gilles Clavreul sur les responsabilités des dérapages identitaires sur les réseaux sociaux et comment les combattre de manière ferme et déterminée sans laisser d'espaces à l'extrême droite

MELENCHON PAR BHL, JUSTE PARFAIT:, "L’inquiétant M

MELENCHON PAR BHL, JUSTE PARFAIT:
"L’inquiétant M. Mélenchon
On hésite, entre deux émotions de cette force, à prononcer le nom de M. Mélenchon. Mais je crains qu’il ne le faille.
Car ce prospère sénateur à la retraite, ce pur produit du Parti socialiste et du système qu’il veut aujourd’hui «dégager», ce Tartarin qui n’en finit pas de se venger des humiliations infligées par François Mitterrand, François Hollande et les autres est un personnage, hélas, terriblement contemporain.
Prenez sa dernière saillie en forme de leçon d’Histoire au président Macron. Il sait bien que ce n’est pas la rue, mais la Convention, qui a abattu les rois. Il sait que, loin de défaire Hitler, la rue allemande a commencé par l’élire, le porter en triomphe et le faire chancelier. Il est trop informé pour ignorer qu’en France même ce ne sont pas des supermanifs, hype et branchées, mais les vaillances conjuguées de Churchill, de Roosevelt et d’une petite armée de Français libres en rupture de ban avec, précisément, «la rue» qui sont venues à bout du pétainisme.
Et je ne peux concevoir une seule seconde qu’il n’ait pas su ce qu’il faisait en évoquant dans la même phrase la résistance à Juppé, à la loi El Khomri et au nazisme. Pourquoi, alors, l’a-t-il fait ? L’on ne voit à ce propos désolant qu’une explication plausible. C’est qu’il fait finalement partie, lui aussi, des politiques pour qui la vérité et l’Histoire n’ont plus aucune importance. C’est qu’il n’est plus ni gaucho, ni trotsko, ni Maduro, mais l’équivalent, en version braillarde, des spin doctors sans foi ni loi qui réduisent la belle langue du politique en éléments de langage dégénérés, sans substance, mais agissants.
Et c’est que, sous ses grands airs de républicain à l’ancienne, nostalgique d’une éloquence tribunicienne en péril, il est en réalité de ceux qui, comme les Le Pen père et fille, ne voient dans le révisionnisme historique qu’une façon comme une autre de capter l’attention et de faire le buzz.
On murmure que le président Macron ne serait pas fâché de l’avoir comme principal, voire unique opposant. De même que l’on disait, naguère, à l’aube de sa nouvelle carrière d’«insoumis», que l’inquiétant M. Buisson, qui inspirait le président Sarkozy, le conseillait et le poussait.
Si cela est vrai, c’est un très mauvais calcul. Et nous ne tarderons pas à en payer, tous, le prix. Car, quand on passe ainsi de l’autre côté du discours, quand on fait commerce d’une parole sciemment et systématiquement démonétisée, quand on réduit le peuple à une masse de «gens» à qui l’on peut raconter n’importe quoi pour peu que le ressentiment y trouve son compte, c’est la volonté de néant qui se profile et, avec elle, l’annonce des tourmentes extrêmes.
Tous dans la rue, écume le petit homme ! Et, tandis que l’écume, dans la tempête, se croit si puissante qu’elle se voit du panache, c’est toujours la mort qui gagne."
Bernard-Henri Lévy
Source: Le Point, la Règle du jeu
http://laregledujeu.org/…/l-argentine-quarante-ans-apres-r…/

Suis tellement tellement fière de mon amie Sandrine Rousseau, de la dignité et de la justesse de ses propos comme de son attitude

Suis tellement tellement fière de mon amie Sandrine Rousseau, de la dignité et de la justesse de ses propos comme de son attitude.
Le "Angot bashing" pas en notre nom, pas au nom du combat contre les violences sexuelles et sexistes.
Merci merci Sandrine tu es grande et nous grandis.

Une émission zapping de commentaires médiatiques annulé par FR2, des séquences de l'émission coupées au montage pour atténuer la violence des...

Une émission zapping de commentaires médiatiques annulé par FR2, des séquences de l'émission coupées au montage pour atténuer la violence des charges contre l'invité qui parle violences sexuelles,
Des séquences qu'on ne peut plus visionner...
Mais malgré plus d'un millier de signalements au CSA, la culture du viol a de beaux jours sur le service public de la télé française. N'est-ce pas monsieur Moix, qui défendiez avec ferveur ce grand homme si injustement ACCUSÉ ?
Rassurer vous Laurent, Yann ect, Baupin a demandé un droit de réponse, vous pourrez bientôt mettre la deuxième couche.

Aucune limite à l'indignité de cet homme, un droit de réponse, mais bien sûr

Aucune limite à l'indignité de cet homme, un droit de réponse, mais bien sûr...
Et puis au passage nous aurons sans doute la chance de revoir la mignonne bouille de son charmant avocat qui proposait à Mme Angot le prix Sade (et oui, l'inceste cette pratique sexuelle mal appréciée) pour son roman "l'inceste" le bien de nommé,ce qu'elle a bien sûr refusé... Mais ça donnera sans doute encore quelques bons points d'audimat.
#Vomitif

Retour ému sur les lieux de mon enfance

Retour ému sur les lieux de mon enfance. J’ai passé mes premières années, mes plus belles années dans cette petite maisonnette de garde-barrière. Au milieu de la campagne de Quimerc’h, entre les fermes et les champs. La garde-barrière, c’était ma grand-mère. C’était il y a bientôt 50 ans. Le temps passe, le bonheur de ces souvenirs simples et doux demeure.

« Je sais que jamais je ne baiserai l’âme, De celle qui ne parvient pas à m’appeler camarade », écrivit le « poète raté » qu’il se dit...

« Je sais que jamais je ne baiserai l’âme
De celle qui ne parvient pas à m’appeler camarade », écrivit le « poète raté » qu’il se dit être. Cinquante ans jour pour jour que le Che est tombé. Chacun sait le voyage initiatique en motocyclette, la gueule d’ange dont chaque génération s’éprend, le maquis cubain, les tragiques épopées congolaises et boliviennes, le martyr allongé sur un lavoir, l’hymne de Buena Vista Social Club et la récupération marchande du mythe qu’il devint aux quatre coins du monde : inutile d’y revenir. Mais on sait peut-être moins les conceptions qui l’animaient et la vision de l’émancipation que celui qui tenait Fidel Castro pour un « ardent prophète de l’aurore » faisait sienne. ☰ Par Émile Carme

On fait aussi croire que le pays est au bord de la guerre civile, que l’économie catalane va s’écrouler : et à côté de ça AUCUN média...

On fait aussi croire que le pays est au bord de la guerre civile, que l’économie catalane va s’écrouler : et à côté de ça AUCUN média français n’a informé sur le fait, pourtant plus qu’apaisant et rassurant, que la Suisse se propose d’être médiateur dans cette affaire – un pays pas vraiment hostile au business et aux banques, et pas vraiment « bolivarien » comme les tartuffes français des droits de l’homme se plaisent à stigmatiser désormais tout opposant en France – la source étant on ne peut plus officielle puisqu’il s’agit de la Radio Télévision Suisse et des Affaires Etrangères d la Suisse.

1 VIE = 1 VIE, Dans le monde qui vient maintenant sous nos yeux, les Roms sont les premiers Européens

1 VIE = 1 VIE
Dans le monde qui vient maintenant sous nos yeux, les Roms sont les premiers Européens. Essayons de ne pas l'oublier. Leurs campements sont des lieux d'hospitalité. Regardez leurs carabanes. Elles sont bâties pour l'accueil des vies qui viennent quand il n'y a plus d'amis, de celles qui viendront demain quand il n'y aura plus la moindre sécurité sociale, dans l'hiver de l'amour. Et dans ce monde où nous continuons d'habiter, les villes sont devenues le cœur de l'inhospitalité qui est aussi une maladie mentale. La nôtre. Une sale maladie mais on peut en guérir.
Et puis regardez mieux. Aussi longtemps que possible, jusqu'à ce que les yeux se décillent : les nouveaux Européens ont traversé la mer, les déserts de Turquie, les frontières des Balkans, les frontières de l'Europe policière pour commencer ici une autre vie. C'est l'incroyable chance d'un si vieux continent. Les nouveaux Européens portent maintenant des langues qu'on parle en Erythrée et en Afghanistan, au Soudan et au Nigéria. Ça donne envie d'écouter encore plus ce que les voix voyageuses sont venues raconter. Le Tout-Monde a pris naissance dans les campements de la Chapelle, de Grande-Synthe et Ventimiglia. Avec les solidaires, tous les aidants, le peuple des arrivants, l'Europe réinventée en direct avec des bols de soupe, de la ficelle et des poignées de clous.
C'est là, dans les campements que s'invente un futur pour nous tous, nouveaux Européens, si nous voulons rester encore un peu vivants. Habiter l'Europe à partir des humains qui y vivent. Partager nos vies sans faire semblant que ce n'est pas possible. Réinventer nos villes à partir des lisières, là où se construisent des abris, des cuisines tout-terrain, des dortoirs de planches matelassées de cartons. Et regarder la nuit tomber en attendant déjà l'aube.
1 VIE = 1 VIE
C'est la base. Le commencement d'une hospitalité dont les Etats sont incapables. L'apprentissage d'une autre façon d'habiter. Dans l'urgence de la rencontre et le partage des verres d'eau. Ici et maintenant, dans n'importe quelle ville déjà malade en cours de guérison, les campements deviennent le commencement d'une autre Europe. Allons-y inventer d'autres vies moins programmées, forcément plus joyeuses, dans le bordel des langues qui s'apprennent entre nous.
Rendez-vous sur le campement. Tout à l'heure, pas demain, maintenant. Là où sont les caravanes, les cabanes de palette, les gamelles sur le feu et l'envie d'inventer une Europe habitable à plusieurs.
1 VIE = 1 VIE = 1 VIE = 1 VIE = 1 VIE = 1 VIE = 1 VIE = 1 VIE = 1 VIE ...

Voyage aux régions minières de la Transylvanie occidentale, par M

Voyage aux régions minières de la Transylvanie occidentale, par M. Elisée Reclus. « Ce qui me réjouissait surtout dans l'aspect général de la contrée, c'est qu'elle semblait mériter son nom de Transylvanie, ou plutôt de «Sylvanie», car le nom maggyar, Erdely, signifie pays des forêts.»
Et plus loin encore : « Je me sentais ému. Pour la première fois je mettais le pied sur une terre peuplée de Roumains. La sympathie profonde que j'éprouve pour cette race mystérieuse me faisait battre le cœur.»

Toujours adoré me perdre dans Élisée Reclus

Toujours adoré me perdre dans Élisée Reclus. Géographe exilé, communard anarchiste, infatigable utopiste que la France a banni, il fut aussi le mentor d'Alexandra David-Néel, et son Histoire d'un ruisseau est une merveille absolue. On peut lire aussi ses récits de voyage sur Gallica, après ce portrait de Roméo Bondon pour Ballast : «S’il est impensable, voire impossible, pour Élisée Reclus, de dissocier la Terre de ceux qui la peuplent, c’est bien parce que, en anarchiste, il s’adonne sans restriction aucune à la géographie — en témoigne son œuvre prolifique.»